C’est donc le 29 mars à minuit que le Royaume Uni quittera l’Union Européenne.

 

Le temps passera tellement vite d’ici-là que les entreprises les plus prévoyantes l’ont bien compris : au lieu d’attendre cette date pour commencer à penser à l’après-Brexit, elles se mettent déjà au travail pour adapter leur structure et leur organisation. Car si une chose semble certaine, c’est que les coûts opérationnels seront supérieurs à partir d’avril 2019. 

 

Nul ne sait encore ce que les nouvelles relations UE-UK seront puisque plusieurs scénarios existent. Si les négociations devaient durer aussi longtemps que celles entre l’UE et le Canada,
soit sept ans, les entreprises prévoyantes auront à nouveau gagné sur les autres.

 

Nul doute aussi que les entreprises américaines ou anglaises auront intérêt, d’établir une filiale au sein de l’Union européenne.

 

Dans certains cas, ce sera même une obligation de nommer un représentant officiel en regard d’une ou plusieurs législations européennes : GDPR/ RGPD, marquage CE…

 

Chez Costmasters, nous avons l’expérience du conseil au déploiement européen d’entreprises étrangères. Dans les paragraphes suivants, vous lirez l’état de la situation du Brexit, une liste des principaux scénarios envisagés pour l’après Brexit ainsi que les services que Costmasters
est à même de rendre à votre entreprise.

 

Les positions des deux côtés

 

Dans le mandat qu’elle donna à son négociateur en chef Michel Barnier, l’Union européenne mit ces objectifs en ligne de mire :

 ü Que le Royaume Uni reste un partenaire important après le divorce

ü Qu’un Etat non-membre n’ait pas plus d’avantages qu’un Etat membre, afin d’éviter le risque que d’autres pays ne soient aussi tentés par la sortie. Il s’agit donc de préserver le marché unique

ü Que l’Etat sortant n’ait pas plus d’avantages que de devoirs après sa sortie

De son côté, le Royaume Uni poursuivait et poursuit les objectifs suivants :

 ü Limiter la liberté de mouvements des citoyens européens sur son territoire

ü Ne plus être soumis à la législation ni à la justice européenne

ü Réduire son impact financier de la séparation

ü Accroître sa liberté de commercer avec qui que ce soit

ü Limiter l’impact économique à moyen et long termes

Quant aux discussions sur l’accord post Brexit, il serait faux de croire que l’Union a une position unanime car les Etats s’opposent sur plusieurs axes, dont voici quelques exemples. Nul doute que les négociateurs britanniques, dont Boris Johnson en tête, tenteront d’en tirer profit

ü Les pays de l’Euro zone ont une vue différente des autres pays.

ü Certains voudraient récupérer une partie des usines actives au Royaume Uni, alors que d’autres privilégient la croissance de leur agriculture

ü D’autres encore ou parfois les mêmes favorisent la protection de leurs citoyens en postes ou vivant au Royaume Uni.

 

Il serait tout aussi faux de croire que la position du Royaume Uni, ou même de ceux qui soutiennent son gouvernement, est aussi unie, car en réalité

ü Certains pensent probablement que l’absence d’accord renforcera l’axe USA –UK

ü Les délais forts courts pour arriver à un accord (certains parlent d’un an seulement pour laisser la place au processus législatif d’approbation en Europe) obligeront peut-être le Royaume Uni à faire des choix, le pire pouvant être l’absence d’accord  

 

L’accord du 7 décembre 2017 favorise
l’UE

 

L’Union européenne a gagné le premier set, à savoir que les discussions sur la séparation se sont tenues avant celles sur l’après Brexit, alors que le Royaume Uni aurait préféré des discussions en parallèle.

 On rappellera que cet accord semble au bénéfice de l’Union européenne dont le Président de la Commission, Jean-Claude Juncker déclara que des progrès suffisants étaient constatés sur trois points déterminants :

 

  • Les droits des citoyens européens vivant Royaume Uni ne seront pas altérés
  • Le montant de l’intervention financière future du Royaume Uni, de l’ordre de 50 milliards d’euros
  • L’absence de frontière dure entre l’Irlande et l’Irlande du Nord

 

Les scénarios post- Brexit envisagés en
janvier 2018

 

Puisque les discussions sur l’après-Brexit ne seront entamées qu’en avril 2017 au mieux, tout n’est encore que suppositions sur les relations commerciales qui régiront le commerce entre  les deux entités.


Voici les principales possibilités :

 

1.    Le scénario Turc, qui consacre une union douanière axée sur la libre circulation des marchandises à l’exception des produits agricoles 

2.   Le scénario norvégien, le UK faisant alors partie de l’Espace économique européen comme la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein. Bien que ces pays bénéficient de la libre circulation des marchandises, certaines formalité douanières leurs restent obligatoires.

3.   Le scénario suisse implique des accords bilatéraux avec chaque pays de l’UE. Ici aussi, les formalités douanières restent d’actualité

4.   Le scénario canadien, qui serait le plus probable selon certaines déclarations de Michel Barnier (chef négociateur pour l’UE), est par nature un accord de libre-échange avec plus ou moins de formalités.

 

5.    Enfin, en cas d’échecs même aux niveaux bilatéraux, certains évoquent un scénario dit nord-coréen ou OMC (Organisation mondiale du commerce), des normes d’échanges et de contrôles sont individualisées, rendant les relations abominablement complexes.

Pour l’économie et les sociétés
américaines ?

 

Il va de soi que les USA suivent de près l’évolution des discussions post Brexit, car leur résultat les impactera. Il est trop tôt pour évaluer l’ensemble des conséquences mais la géo politique permet de s’imaginer dans les chaussures américaines … :

üProche des USA, le Royaume Uni était leur meilleur défenseur au sein de l’Union Européenne. Ces défenseurs disparaissant, les politiques législative, géopolitique, économique, commerciale, et financières pourraient prendre une orientation moins favorable aux USA. En particulier les normes américaines pourraient prendre une orientation moins entendues en Europe. Il devrait donc immanquablement y avoir une perte d’influence américaine en Europe.

üLes Américains auraient beaucoup à perdre d’un scénario du style Nord-Coréen ou OMC, car leurs entreprises pourraient être lourdement handicapées dans leurs accès européens.

üL’absence d’accord, qui serait la pire solution pour le Royaume Uni, réduirait ses possibilités d’acheter toutes sortes de matériels aux USA.

   

Agissez face à l’incertitude

 Il ne faut pas être sorcier pour comprendre que les incertitudes sont grandes et qu’elles pourraient durer longtemps (négocier l’accord entre l’Union Européenne et le Canada dura sept longues années).

 

Mais entretemps, les entreprises anglaises et américaines ne peuvent rester les bras croisés car une partie de leurs marchés en dépendent. Il est donc primordial de ne pas attendre la fin des deux années de discussions pour agir.

 Car si vous intervenez aux USA et/ou au Royaume Uni et en Europe, il est fort probable que les futures frontières pèseront sur vos opérations.

 Cabinet comptable fiscal établi en Belgique à Bruxelles, au cœur de l’Union européenne, Costmasters a l’expérience de gérer le déploiement européen de sociétés américaines et anglaises.

 Notre méthodologie consiste diagnostiquer les obstacles que la sortie de  l’Union européenne mettra sur la route de votre croissance et de vos opérations en Europe. A l’appui de ce diagnostic opérationnel  sur mesure, nous vous proposons un plan d’action personnalisé à court et/ou moyen terme.

 A l’appui de nos confrères dans les différents pays européens, nous déterminons avec vous s’il est opportun d’attendre ou d’ores et déjà d’établir une entité en Union européenne, pour assurer une souple transition et vous évite un maximum de désagréments.

 Ensuite et sur demande, nous vous accompagnons dans la mise en place de la solution nationale ou internationale.

Exemples de services à des groupes non
européens

 

      Diverses directives européennes (par exemple celles relatives au marquage CE)   obligent des sociétés non-européennes à nommer un mandataire agréé au sein de l’UE. Sans cela, leurs produits ne peuvent être vendus en Europe.

 Costmasters offre une gamme de services individualisés à plusieurs groupes américains ou asiatiques depuis plus de 20 ans. Ils leurs apportent une sécurité totale à moindres frais

      Un groupe américain achetant plusieurs filiales en Europe nous demanda de faciliter son intégration européenne, au plan administratif et financier dans 4 pays. C’est ce que nous fîmes avant de transférer nos connaissances à son personnel interne.